de Danielle Bleitrash

URSS : Il est de plus en plus difficile de le nier…

le samedi 1er janvier par Danielle Bleitrach,

Dans le midi libre comme dans d’autres publications on semble découvrir ce que nous n’avons cessé de proclamer “la nostalgie de l’URSS” en Russie . Fedorovski, qui fut le diplomate attitré des trahisons gorbatcheviennes , et celui que les tenants de l’eurocommunisme et de la fin du PCF organisé par un Guy HERMIER et d’autres ne cessèrent d’interviewer dans Révolution pour y proclamer par anticipation “la bonne nouvelle” du retour du tsarisme, bref une crapule qui ne cessa de se vendre et de vendre de médiocres livres sur la Russie éternelle, est contraint à son tour de le reconnaitre. L’affaire fut si bien ficelée que les mêmes effacèrent les résistances, ceux qui s’opposèrent à la liquidation, les communistes français eux-mêmes ignorèrent qu’il a fallu tuer et tirer du canon sur la douma pour imposer le drame du “retour à la démocratie”.

il a fallu que j’aille à Cuba et que je parte avec Marianne interviewer ceux qui furent soviétique sur les routes russes, ukrainiennes, moldaves pour découvrir l’ampleur de cette “nostalgie” … l’institut de sondage LAVADA antisoviétique, qui tous les ans reconnait la popularité de l’URSS et celle de Staline chez les Russes, établit le fait que 63% des Russes regrettent l’URSS et qu’ils désignent Staline et après Lénine comme les plus grand hommes de tous les temps. Ce que je peux dire c’est qu’au cours de nos interviews dans les transports publics, les gens pris au hasard des rencontres, ce n’e sont pas 63% des Russes, qui ont manifesté de tels regrets, mais quasiment 100 %. Un seul était d’accord avec les changements, c’était notre logeur à Kazan qui faisait des affaires avec l’Azerbaïdjan et estimait réussir son enrichissement. Tous ces faits, nous les avons publié dans des livres et ils ont été censurés, interdits , moqués dans la presse. Interdit de lecture aux communistes français… Et ça continue…Fabien Roussel, étant secrétaire du PCF et menant un “retour” du PCF salutaire, continue à proclamer des imbécilités sur le sujet, à confier les postes de porte parole à ceux qui n’ont cessé de duper les communistes. Ceux qui n’ont cessé de présenter pendant des décennies une image du socialisme qui est une pure construction trotskiste pour le meilleur et violemment anticommuniste sur le fond tiennent le haut du pavé et c’est accepté au “de l’unité du parti”… . Il faut faire avec pour qu’il reste un peu d’espoir pour la France et pour le monde du travail, pour la jeunesse…

il aura fallu beaucoup de courage et de dignité à ceux qui se sont opposés à un tel mensonge, tant la lâcheté fut générale. Ils eurent la dignité politique de chercher un chemin et de refuser la politique du pire, ils ont tout subi et ils acceptent même que l’on continue à leur mettre un bâillon sur la bouche, et qu’on les maltraite pour oser dire la vérité face à des faiseurs de fables comme Federovski …

Le paradoxe est que je n’ai jamais témoigné que de mes certitudes, je ne sais toujours pas faire un véritable bilan de Staline, simplement il me semble que les Russes ont à ce sujet bien des choses à nous dire… Grâce à Marianne et maintenant à Andrei, nous leur avons simplement donné la parole. Alors que ces Russes-là sont la majorité, nos démocraties et notre presse démocratique n’a accordé le droit à la parole à des gens qui ne représentent même pas 2% … Ce qui se passe en Russie se passe partout dans le monde et nos intellectuels en deviennent risibles, notre peuple ignorant de son propre pouvoir.

Quand on doit reconnaitre “la nostalgie”, on invente le fait que le gouvernement de Poutine aurait préservé l’image de l’URSS. Non ! il doit au contraire tenir compte de l’opinion russe et du refus majoritaire de s’en laisser compter sur leur passé. L’anticommunisme, la répression et la fraude existent contre les communistes, mais comme les Russes refusent la propagande qui est bel et bien tentée, les réactionnaires trouvent argument dans le fait que ce sont des “communistes” comme Gorbatchev, Eltsine et autres FEDOROVSKI qui ont détruit l’URSS. Il y a aussi un fait que l’on veut ignorer : la plupart des Russes s’ils éprouvent de la nostalgie ressentent plus encore de l’épuisement, de l’incapacité à tout recommencer… Paradoxalement, ici aussi la mauvaise foi, l’agressivité des occidentaux les convainc que bientôt ils ne pourront pas faire autrement, les capitalistes veulent poursuivre la balkanisation et la mise à genoux de tout ce qui a été soviétique et seul le communisme peut résister, mobiliser le peuple. Il y a leur expérience mais aussi l’exemple de la Chine, de Cuba…

Le terme de nostalgie ne correspond pas à la réalité, c’est une manipulation de plus, la grande majorité des Russes a vécu un drame terrible à la chute de l’URSS et continue encore aujourd’hui à voir détruit leur vie, la nostalgie est un sentiment de nantis, ils n’en peuvent plus et c’est encore ce qu’a su exprimer Poutine quand il a dit qu’il n’était pas contre les Révolutions, il en fallait, mais les Russes avaient épuisé pour longtemps leurs forces dans ce domaine… Sous entendu, je suis la moins mauvaise solution pour vous…

Pour nous Français, le bilan devrait être encore plus clair que pour l’opinion russe, le “stalinisme” ne nous apporté que du bien, : la libération du nazisme mais aussi toutes les conquêtes sociales dont nous avons bénéficié par les luttes ouvrières, celles des communiste, et que l’on reprend quand ils sont faibles. Ces conquêtes sociales auraient-elle existé sans le contexte créé par la révolution bolchevique. Celle-ci a permis un rapport des forces planétaire imposé à l’impérialisme, ce qui est difficilement niable. Mais là encore, nous nous sommes débrouillés en redécouvrant le rôle d’Ambroise CROIZAT d’ignorer premièrement le contexte de la victoire de l’Union soviétique, ce que ce pays avait accompli en matière de droit à la santé malgré toutes les guerres qui lui avaient été livrées ; A été aussi ignoré volontairement le fait qu’Ambroise CROIZAT avait préféré être emprisonné en tant que député en refusant de désavouer l’Union soviétique obligée face à la trahison de Munich de signer les accords de paix avec l’Allemagne nazie pour se préparer à la guerre avec ceux qu’elle fut seule à vaincre. Il est vrai qu’o cherche en vain des dirigeants de cette espèce aujourd’hui, entré à l’usine à quatorze ans, apportant à son pays la sécurité sociale et mourant d’épuisement après avoir tout donné…

Tout cela un jour sera dit, mais qui se souviendra des souffrances de ceux que l’on a interdit, détruit, et pas seulement le capital et ses valets, mais ceux qui déshonoraient le nom de communistes. Qui se souviendra de tous ceux qui “manquèrent de prudence” au point de préférer la vérité et qui durent agir dans une totale solitude tant la lâcheté fut générale. Ils durent agir seuls et parfois s’égarèrent … C’est une bien étrange histoire que celle de ces trente dernières années, je ne sais pas si les communistes français et ceux d’autres peuples s’en relèveront parce qu’ils continuent à céder du terrain en croyant le regagner et rendent tout effort inutile. Mais il n’y a aucun autre possible que d’accepter un chemin qui reste le seul, celui de la conscience historique par l’action en faveur de la classe ouvrière et des classes populaires… Même dans la nuit des demi-mensonges comme FEDOROVSKI…

Danielle Bleitrach

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